5 mai 2009

McGill College is not Madison Avenue!

Le récent coup de projecteur du magazine français Stratégies intitulé "Made in Montréal" est en effet à souligner.

Au-delà des brillants succès sur la scène internationale des agences Sid Lee, Taxi, Moment Factory et des inévitables Cirque du Soleil, Juste pour Rire et autres Têtes à claques, ce que j'y trouve de plus intéressant, c'est la liste des villes références avec lesquelles Montréal peut prétendre concurrencer en matière de création publicitaire.
Amsterdam, Barcelone, Dublin... voilà enfin une vision plus réaliste des choses.

Depuis bien trop longtemps l'industrie publicitaire québécoise et surtout montréalaise s'essoufflent en tentant de rivaliser avec New York, Paris, Chicago, Londres, Tokyo, Hambourg et autres places fortes créatives.
Un combat absurde, évidemment perdu.

Mais avec Barcelone, Dublin, Amsterdam, la lutte sera bien plus équilibrée, juste et surtout motivante pour tous les acteurs de notre industrie.
La taille des budgets, le calibre des annonceurs, l'envergure des marchés, les spécificités culturelles et les particularités en matière d'habitudes de consommation semblent concorder ou en tout cas pouvoir être comparés aisément avec ce que nous connaissons ici.

Notre industrie fait preuve ici d'une sagesse dont la ville de Montréal pourrait d'ailleurs s'inspirer.
Au lieu de toujours vouloir ressembler aux grandes métropoles internationales, Montréal ferait mieux de privilégier une approche plus pragmatique et surtout, plus emballante.
Dans cette veine, Boston, Lyon, Pittsburgh, pour n'en citer que trois, me semblent des modèles passionnants avec de bons 'insights' pour nous.

Et si l'industrie publicitaire, si souvent décriée, était en train de montrer la voie à suivre à Montréal?...

7 commentaires:

Anonyme a dit…

excellent point de vue Dimitri. C'est en effet une voie plus accessible pour notre taille, nos réalisations et nos moyens. Pour les trois prochaines années du moins. Après on verra bien où nous en serons.
Sebastien Fauré

iCronos4 a dit…

Très bon billet!

Mais avant que Montréal se compare à ces autres villes, il faudrait d'abord que les décideurs (à la Mairie, au Provincial, au Fédéral, peut-être même dans les milieux d'affaires) arrêtent de parler des problèmes de Montréal et qu'ils commencent sérieusement à chercher des solutions. De vraies solutions, pas du réchauffer ou des compromis qui au final ne fonctionne pour personne (les défusions, le CHUM, la liste est longue...).

Dur de se comparer aux autres quand on ne fait que se regarder le nombril et chialer à propos de ce qu'on y trouve!

Eloi

Normand Miron a dit…

Ce qui est important de comprendre ici, c'est que le règne des major cities est drôlement challengé par une ribambelle de villes plus petites, plus souples, qui peuvent se permettre des positionnements pointus et ainsi aller chercher des parts de marché aux plus grosses. Tiens, tiens... me semble avoir déjà vu ça quelque part, moi...

Anonyme a dit…

En quoi la créativité des habitants d'une ville est-elle proportionnelle à sa grandeur?
Nicolas Fransolet

Aurélie Dehling a dit…

Chouette billet m'sieur Dimitri!
Il est surtout l'heure pour Montréal de s'ouvrir à une création à tonalité plus internationale. Les fameuses cordes sensibles peuvent (et doivent) joliment vibrer sans pour autant nous enfermer dans un quebéconombrilonisme ;o)

andré lachance a dit…

En accord avec toi, Dimitri. Je ne vois aucune, mais aucune gêne à se mesurer à des marchés aux personnalités aussi dominantes et uniques que Barcelone, Dublin et Amsterdam.

André Lachance

Anonyme a dit…

en même temps quand on se dit berceau mondial de la créativité et qu'on est même pas capables de faire la shortlist de tous les shows internationaux, ca fait un peu pitié...

juste deux nominations pour sid lee au one show interactive.ouch.

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